This site is best viewed with a browser that supports web standards, but is accessible to any browser or Internet device.



Chronique métisse

Chronique mensuelle de l’Union nationale métisse Saint-Joseph
Auteure : Arianne Mulaire
novembre 2006

L’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba s’efforce sans cesse à participer à la vie des Métis, mais au début des années 1940, on suspend temporairement les activités de l’UNMSJM en raison de la deuxième Guerre Mondiale.  Par contre, le travail ne s’arrête jamais.

En 1943, la Société historique des Métis décide de placer, à la bibliothèque provinciale, les livres collectionnés par l’UNMSJM, sources d’information pour le livre écrit par Auguste Henri de Trémaudan. La famille Riel fait de même avec les nombreux documents qu’elle avait amassés. Toutefois, la famille a demandé que ces documents ne soient pas sortis, sauf avec la permission expresse de la Société et cette première a spécifié qu’ils appartenaient toujours à la famille de Joseph Riel.  Le travail de remettre les documents à bibliothèque provinciale est effectué par Honoré Riel, Camille Teillet et Alexandre Nault.  Ces documents sont plus tard déménagés au Centre du Patrimoine (Société historique de Saint-Boniface).

Le 22 octobre 1944 marque le centenaire de la date de naissance de Louis Riel.  Pour célébrer cet évènement, l’Union organise une journée d’activités le 16 novembre 1944.  On ne connaît pas pourquoi cette date est choisie, mais elle marque aussi le jour de la pendaison de Louis Riel. La journée débute par une commémoration, présidée par l’arrière petit cousin de Louis Riel. Une messe de requiem est célébrée à la Cathédrale de Saint-Boniface. On affiche, sur le mur de la Cathédrale, une plaque dédiée à Louis Riel.  Au Collège universitaire de Saint-Boniface, M. le chanoine Lionel Groulx, titulaire de la première chaire d’histoire du Canada à l’Université de Montréal, régale une foule avec les informations qu’il avait amassées au cours de ses recherches. La conférence, intitulée Louis Riel et son influence, informe plus de deux cents délégués qui participent aux activités de la journée. Le même jour où l’on tient plusieurs activités locales, dont la conférence, des tournées spéciales au musée de Saint-Boniface ainsi qu’une fanfare, un banquet prend place à Montréal et on publie dans la revue Action nationale une étude de Lionel Groulx, Louis Riel et les événements de la Rivière Rouge en 1869-1870,

Quelques années plus tard, soit en 1949, l’UNMSJM organise une fête célébrant le centenaire du procès de Guillaume (William) Sayer et la proclamation de la liberté du commerce métis. En effet, cent ans auparavant, la Compagnie de la baie d’Hudson avait déclaré illégale la vente de pemmican à toute personne autre que ses agents. Guillaume Sayer, un Métis, est arrêté par la Compagnie pour avoir ainsi vendu illégalement du pemmican. Le procès devait avoir lieu un jour de la semaine, à l’heure même de la messe à laquelle se rendaient, sans faute, les Métis. Grâce en grande partie à l’intervention de Louis Riel (père), un grand ami de Guillaume, on avance l’heure de la messe permettant ainsi aux Métis de se rendre à la cour, fusils en main, pour défendre leur confrère et leur droit. Sayer est jugé coupable, mais il ne subit pas de répercussion. À la sortie de la cour, les Métis proclament et célèbrent leur droit au commerce libre.

Et l’histoire continue...

<<<Retour à l'hitoire