This site is best viewed with a browser that supports web standards, but is accessible to any browser or Internet device.



T’connais tchu ça?

Chronique mensuelle de l’Union nationale métisse Saint-Joseph
Auteure : Arianne Mulaire
juin 2006

Depuis ses débuts, l’Union nationale métisse Saint-Joseph (UNMSJM) démontre un appui considérable pour le maintien de la langue et la pratique de la religion catholique au Manitoba français.  Cet appui devient plus évident à partir des 1910.

Au cours d’une réunion, le 17 juillet 1915, l’UNMSJM décide d’envoyer une contribution financière de vingt-cinq dollars à l’Association d’éducation de l’Ontario (AÉO) pour l’aider dans ses luttes linguistiques étant donné qu’elle souffrait financièrement et risquait de disparaître.  Il semblait important à l’UNMSJM que l’AÉO survive puisqu’elle tenait à cœur l’éducation française.

Moins d’un an plus tard, le 8 avril 1916, l’Union envoie une lettre à Monseigneur Béliveau, le nouvel archevêque de Saint-Boniface, le félicitant d’avoir été nommé archevêque et lui offrant les meilleurs vœux de la part des membres de l’Union.

Cette même année, comme il était évident que le gouvernement manitobain empiétait de plus en plus sur les droits linguistiques des citoyens canadiens français, les membres de l’Union organisent une protestation pour montrer leur profond désaccord face aux violations de l’Acte du Manitoba de 1870.  En même temps, les responsables de l’Union écrivent des lettres aux députés canadiens français, dont la plupart étaient Métis, les félicitant et appuyant le courage qu’ils démontraient dans la législature face à cette lutte pour les droits linguistiques et les écoles confessionnelles.

En 1916, Jospeh Pierre Dumas, député métis de Saint-Boniface décide d’intenter une poursuite en français contre la déclaration de 1890 qui rendait l’anglais seule langue officielle au Manitoba.  L’Association d’éducation des Canadiens Français du Manitoba, fondée cette même année, s’aliène la population métisse en refusant d’appuyer le cas Dumas.  Alors, l’Union nationale métisse Saint-Joseph décide de le faire.  Cette affaire était, en fait, la première demande pour un procès en français au Manitoba.

En 1918, l’Union organise une commémoration du centenaire de l’arrivée des missionnaires à la Rivière Rouge : Il faut se rappeler qu’en février 1818, Monseigneur Joseph-Octave Plessis, évêque de Québec, recevait une pétition provenant des catholiques de la rivière Rouge afin qu’il envoie un prêtre pour la nouvelle colonie.  Le 16 juillet 1818, les trois missionnaires, Joseph Norbert Provencher, Severe Joseph Nicholas Dumoulin et Guillaume Etienne Edge sont nommés par le très révérend évêque romain catholique de Québec, et arrivent dans la vallée de la rivière Rouge.

Et l'histoire se continue…

<<<Retour à l'hitoire