Forest, Georges
(1924 – 1990)
Georges Forest est né le 14 mai 1924 à La Salle, Manitoba. Ses parents étaient Gabriel A. Forest et Élise Desgagnés, une Métise de Saint-Norbert. Il avait 6 frères et 2 sœurs.
Sa généalogie démontre que son ancêtre paternel était Michel de Forest qui est arrivé à Port-Royal (Acadie) vers 1666.
Après une courte période dans les Forces armées de l’air et une brève carrière en enseignement, Georges ouvrit les portes d’une agence d’assurances en 1948, où il a été président et gérant jusqu’à sa mort.
Il a été vice-président et secrétaire de l’Union nationale métisse de Saint-Joseph du Manitoba.
En mars 1975, on lui a remis une contravention en anglais seulement. Il a refusé de la payer et ceci fut le commencement d’un processus qui a ultimement été réglé par la Cour Suprême du Canada. Le 13 décembre 1979, le jugement rendu par la Cour a rétabli le Français comme une des deux langues officielles du Manitoba, ce qui rendait invalide la loi de 1890.
Il n’avait jamais oublié que sa grand-mère, Célina Charrette avait reçu Louis Riel chez elle au courant des années 1870 lorsqu’il était persécuté par les Orangistes.
Georges Forest est décédé le 14 février 1990 lorsqu’il assistait à un événement au courant de la semaine du Festival du Voyageur à Saint-Boniface.
Une fondation portant son nom a été établie à Francofonds - l’organisme « United Way » de la communauté francophone - par l’Association des juristes d’expression française du Manitoba.
À la Maison franco-manitobaine une salle de réunion a été nommée en son honneur pour sa contribution aux causes métisses et canadiennes- françaises.