This site is best viewed with a browser that supports web standards, but is accessible to any browser or Internet device.



Les Archives de l’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba

Le 17 juillet 1887, un groupe de Métis fonde l’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba à la résidence de Joseph St-Germain à Saint-Vital au Manitoba. Parmis les gens présents à cette rencontre on retrouve Joseph St-Germain, François poitras, Joseph Riel, alfred Neault, Benjamin Neault, Jean-Baptiste Plouffe, François Marion, Martin Jérôme, abraham Guay, Auguste Harrison, Elzéar Lagimodière, Joseph McMullen, Pierre St-Germain, Pierre Lavallée et Pierre Delorme. Le but de l’Union est de protéger les traditions métisses d’origine canadienne-française et catholique par l’entremise de divers programmes d’œuvres de charité, éducationnels et historiques afin de rendre sa fierté au peuple métis.

La première activité organisée par l’Union nationale mérisse a lieu le 24 juillet 1887. Il s’agit d’une fête nationale au cours de laquelle l’abbé Dugas est choisi comme premier chapelain de l’Union. La constitution de l’organisme est adoptée le 1er mars 1888. Pour être membre, il faut être Métis françaisou être un Canadien-français établi à la Rivière-Rouge avant 1890. Il faut aussi être Catholique pratiquant. C’est à ce moment que l’Union décide d’élire Saint-Joseph comme saint patron. Dès 1909, l’organisme se donne comme tâche de prendre connaissance des nombreux documents que possédait la famille Riel.

Un comité historique est créé (la Société historique métisse) en 1927 et Auguste-Henri de Trémaudan est embauché pour écrire l’Histoire de la nation métisse dans l’Ouest canadien dans le but d’offrir un historique écrit du point de vue des Métis. Le livre est publié en 1934. vingt ans plus tard, en 1954, l’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba est incorporée. L’Union nationale métisse réussit en outre ç établir le site de la Barri;re comme site historique. Le 4 mai 1967, l’organisme accepte de prendre part active à la construction d’un logis pour personnes âgées dans la paroisse de Saint-Émile à Saint-Vital, soit le Chalet Louis-Riel.

En 1983, elle fonde le Comité du centenaire Louis Riel, comité indépendant qui se charge d’organiser les activités pour la commémoration du centième anniversaire du décès de Louis Riel. Parmi ses autres activités, l’Union nationale métisse distribue des dons à divers individus et organismes, elle organise plusieurs programmes sociaux dans le parc Riel, elle participe au Festival du Voyageur et au festival Folklorama, et elle organise divers événements commémoratifs en l’honneur de Louis Riel et du peuple métis. Elle lance une campagne de financement pour un monument de Riel qui sera inauguré devant le Musée de Saint-boniface en 1989; œuvre du sculpteur franco-manitobain Réal Bérard.

En 1943, les membres de la Société historique métisse décident de déposer les documents qu’ils ont rassemblés et qui ont servi à l’écriture du livre Histoire de la nation métisse dans l’Ouest canadien, aux Archives provinciales du Manitoba. En 2001, à la demande de l’Union nationale métisse, le fonds Louis Riel et les documenbts de la Société historique métisse sont déposés au Centre du Patrimoine. Quelques années auparavant, l’Union nationale métisse avait déposé certains documents dans un coffre-fort à la Société historique de Saint-Boniface. L’acquisition officielle des documents par la Société historique de Saint-Boniface est faite le 17 décembre 2002 au moment du transfert des archives venues des Archives provinciales du Manitoba.

Ce fonds comprend une série presque complète des procès-verbaux de l’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba. On y retrouve en outre une volumineuse documentation provenant des travaux de la Société historique métisse ainsi que de la correspondance d’Auguste-Henri de Trémaudan. Il y a aussi des documents constitutifs de l’organisme et de la correspondance. Le fonds documente de plus les soirées et les activités spéciales organisées par l’Union nationale ainsi que les travaux du Comité des activités du centenaire de Louis Riel. Il y a aussi plusieurs spicilèges et des publications qui documentent les communautés métisses francophones et autochtones du pays. Ce fonds documente donc les activités d’une partie de la communauté métisse aprèes les événements de 1885 jusqu’à la fin du 20e siècle.



Le Fonds Société Historique Métisse

En 1909, Joseph Riel, ambroise Lépine, andré Nault, Elzéar Lagimodière et quelques autres Métis se sont réunis et ont résolu de travailler à faire la mise au point sur l’Histoire des Métis. Ils s’étaient donné come tâche « de prendre connaissance des nombreux documents que possédait la famille Riel. Ensuite ses membres se mirent à consulter les acteurs et les témoins des événements et à prendre leurs déclarations ». Ainsi plusieurs documents et témoignages furent rassemblés. L’action de ce groups de personnes redonnait vie à l’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba et permit de créer le Comité Historique. Ce dernier s’assurait de faire valoir le point de vue des Métis chaque fois que le rôle des Métis dans l’Histoire était dénigré. En 1927, Auguste-Henri de Trémaudan, à la demande du Comité, se mettait à l’œuvre d’écrire le livre qui sera publié sous le titre Histoire de la Nation Métisse dans l’Ouest canadien. L’objet du livre était de contrecarrer « une avalanche de calomnies » et de briser « un silence attristé par le souvenir de leurs souffrances et de leurs sacrifices méconnus ». Pour sa part, Auguste-Henri de Trémaudan s’intéressait déjà depuis 1913 à l’histoire des Métis. La Société historique métisse a été constituée légalement le 31 janvier 1933. C’est en 1935 qu’avait lieu la publication du livre de Trémaudan. La Société historique métisse cessait d’exister par l’ordonnance 1677-56 prise au conseil du gouvernement du Manitoba le 21 novembre 1956.

C’est en 1943, que la Société historique métisse confiait au gouvernement du Manitoba la garde de ses documents. À ce moment-là plusieurs membres de l’exécutif de l’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba étaient partis à la guerre et on cherchait un lieu sûr où les garder. Le 12 mai 2001, les documents de La Société historique métisse furent transférés des Archives provinciales du Manitoba au Centre du Patrimoine par l’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba.

Ce fonds comprend des documents qu’avait amassés Auguste Henri de Trémaudan sur les Métis de l’Ouest et ceux qu’avaient aussi recueillis le Comité historique devenu La Société historique métisse et l’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba. Parmi ces documents recueillis, il y a lieu de comprendre une partie de la correspondance comprise dans le fonds Louis Riel aussi déposé à la Société historique de Saint-Boniface. Une partie de ce fonds comprend la correspondance d’Auguste-Henri de Trémaudan avec Samuel A. Nault portant sur la recherche, la rédaction et la publication du livre Histoire de la nation métisse dans l’Ouest canadien ainsi que la copie manuscrite du livre. La polémique avec donatien Frémont et le journal La Liberté y est documentée. On y trouve aussi les procès-verbaux du groupe Les Amis de Riel (1923-1925). Sont aussi rassemblés dans ce fonds plusieurs coupures de presse et des notes de recherche. Il y a aussi des documents administratifs tels que procès-verbaux, états financiers, constitution et correspondance diverse. On y trouve un texte, un mémoire, dicté par Gabriel Dumont, chef militaire métis au cours de l’insurrection du Nord-Ouest en 1885. On y trouve en outre un récit de la bataille de Batoche et, sous le pseudonyme Sylvus (A.H. de Trémaudan) un récit de la bataille de Fish Creek. Ce fonds contient aussi plusieurs documents portant sur les activités de l’Union national métisse Saint-Joseph du Manitoba donne des affiches, des coupures de presse, de la correspondance et de la publicité. Ces textes documentent les efforts des Métis du début du XXe siècle de réhabiliter Louis Riel et faire valoir le rôle des Métis dans l’Histoire de l’Ouest et particulièrement leur rôle dans l’entrée du Manitoba dans la confédération canadienne et leurs revendications dans les années 1880. Une grande partie des documents qui se trouvent dans ce fonds ont été rassemblés par Roger Goulet et documentent ses activités au sein du système scolaire et dans le cadre des réclamations de terres de la part des Métis. En fait, la plupart des documents qui constituent ce fonds semblent venir de Roger Goulet, d’Auguste-Henri de Trémaudan et de Samuel A. Nault. On trouve d’ailleurs de la documentation sur les activités de l’Association libérale de Saint-Boniface au sein de laquelle Samuel A. Nault était très actif ainsi que des copies du journal La Libre parole dont Auguste-Henri de Trémaudan était l’éditeur.

Ce fonds a été traité par Jacinthe Duval en automne/hiver 2002-2003 grâce à une subventin de Patrimoine canadien par l’entremise du Conseil canadien des archives et une subvention du Ministère de la Culture, du Patrimoine et du tourisme du Manitoba grâce au Programme de subventions destinées au patrimoine. Ces mêmes sources de financement ont aussi permis de numériser et de monter sur l’internet quelques 1000 pages d’écrits de Louis Riel.

Les fonds de l’Union nationale métisse Saint-Joseph, de la Société historique mérisse et de Louis Riel sont accessibles et peuvent être consultés au service d’archives de la société historique de Saint-boniface. Dans le fonds Louis Riel on trouve des écrits de Louis Riel qui s’ajoutent à ceux des fonds de la Corporation archiépiscopale catholique romaine de Saint-Boniface, de Noël Ritchot et de la Société historique de Saint-Boniface. Ces écrits de Louis Riel peuvent être consultés dans une base de données textuelles accessible dans Internet. La description de ces écrits comprend un sommaire en anglais et les images des documents originaux. Ceux-ci sont accessibles grâce à une recherche plein texte. Pour les consulter rendez-vous au : http://www.shsb.mb.ca/dbtw-wpd/textbase/riel/rlrechw.htm,